Inventaire initial du patrimoine non financier de l’état et des autres organismes publics : Après le Burkina Faso, Norbert KASSA au chevet du Togo pour fixer des normes

Inventaire initial du patrimoine non financier de l’état et des autres organismes publics : Après le Burkina Faso, Norbert KASSA au chevet du Togo pour fixer des normes

16 juin 2022 Non Par Inf'au Zenith

Il est connu expert en la matière et a même commis un ouvrage très récent et riche à cet effet. Norbert KASSA, expert en comptabilité des matières, et bien connu dans le domaine puisqu’ayant travaillé sur le sujet avec le Burkina Faso, est depuis jeudi à Lomé pour aider le pays à se faire ses normes dans le domaine. En une semaine, l’expert aura un agenda très chargé allant des communications à présenter aux échanges directs avec les acteurs concernés par le sujet. A l’occasion d’un atelier dédié à la question par la direction de la comptabilité des matières du ministère de l’économie et des finances, des participants venus d’un peu partout des structures étatiques ont pu s’imprégner des notions fondamentales qui postulent à la maîtrise de ce débat hautement technique.

A la cérémonie d’ouverture des travaux, c’est le Secrétaire Général du ministère de l’économie et des finances qui a prononcé les mots officiels. Dans son message, Kofi Agbenoxévi PANIAH a dit toute la volonté du chef de l’État pour une tenue régulière de la comptabilité des matières dans les structures étatiques. Plusieurs pas préalables ont d’ailleurs été déjà posés par le gouvernement pour la valorisation des biens de l’état et des autres organismes publics, a rappelé le SG :

« Depuis 2021, avec la volonté du Président de la République, le budget programme est devenu une réalité au Togo. Des dispositions sont déjà prises pour qu’elle soit une réalité au Togo. Depuis 2016, le code a été adopté en conseil des ministres. La directive de l’Uemoa recommande la tenue des comptabilité des matières dans les états en vue de l’évaluation des patrimoines non financiers des Etats. Les travaux d’inventaire ont été réalisés en 2018. Le processus de recensement des biens de l’état sont bien déroulé dans son ensemble. Seulement qu’il y a encore des limites. Le Togo ne dispose que de données partiel au sujet de ses biens qui ne sont d’ailleurs pas valorisés conséquemment ».

A sa suite, et après la cérémonie protocolaire de lancement, une première intervention du directeur de la comptabilité des matières a permis de se faire une idée de l’état des lieux. Kossi Gbedeho KEGEH a relevé les divers handicaps du Togo sur ce chemin de la transparence. « Vers la fin de 2018, il y a eu une opération de recensement des actifs financiers et non financiers de l’état, qui s’est poursuivie en 2019. Mais il y a eu beaucoup d’erreur commises lors du recensement. Les données contiennent beaucoup d’erreurs et la situation ne reflète pas la réalité. Il y avaient eu des difficultés au cours de l’opération comme par exemple, l’impossibilité d’avoir les dates d’acquisition ou de mise en service des biens pour évaluer la dépréciation et fixer l’indice. Aussi,peu de structure tiennent un livre régulier et rigoureux parce qu’on ne retrouve plus la trace. Il y avait aussi la difficulté d’appréciation de l’état physique de certains biens parce que ceux qui sont chargés de faire l’opération d’inventaire ne sont pas outillés. On notait aussi l’absence de systèmes de valorisation des biens recensés, de systèmes de tenu de comptabilité des matières. Il n’y avait pas d’enregistrement des données d’inventaire et de centralisation des comptes. C’est donc seulement 15% qui ont pu être évalués lors de l’opération ».

C’est compte tenu de tout cela que le Togo a choisi de se doter d’un guide de valorisation des biens. Ainsi donc, les objectifs de l’atelier sont entre autres, d’informer et d’impliquer les acteurs de la chaîne, exposer l’approche méthodologique pour élaborer un guide d’évaluation, informer les participants sur leurs rôles, exposer les difficultés prévisibles au cours de la collecte des infos pour l’élaboration du guide, faire une restitution des différents aspects du sujet. Les participants sont appelés à se retrouver courant juillet pour faire le point et définir ensemble, les nouvelles bases à partir du guide qui sera élaborés.

Inf’au Zénith.